Birima ou l’héritage de mon père

Bonjour ou bonsoir, bienvenue sur le blog de Miss LASIA Sénégal. Alors, je ressors de ma cachette lol ! Nous allons cette fois ci parler de feu mon père, Abdoulaye dit Birima, mais pas que. Ce que nous allons faire, c’est plutôt partager des leçons et des expériences de vie, une inspiration. Si vous êtes lecteur ou lectrice assidu.e du blog, vous viendrez à comprendre que mes écritures qui s’articulent autour de l’éducation, la formation et les carrières ne se limitent pas au sens formel des termes. Toutes expériences de vie participent à la construction de nos personnes.

Allez-vous me défendre quand maman demandera pourquoi je n’ai pas choisi meilleure photo ? Celle-ci me parle…

Tu as dit Birima ?

Alors, et si j’essayais de mettre fin ou presque à la très fréquente question de savoir c’est qui Birima. Pourquoi Miss LASIA (Khadidiatou) porte ce nom ? D’où cela vient ? Est-ce celui que Youssou Ndour chante ? Le chroniqueur de la TV ?

Non, pas ces derniers. Birima, Abdoulaye est mon père. Feu mon père. Birima nous a quittés il y a seize ans, un 07 janvier 2004. Pour la petite fille que j’étais, on s’imagine quel moment sombre et pesant, pour mon corps, pour mon esprit. Mais, je ne vais pas vous rendre triste. Promis !

Voilà un article que j’écris sans aucune planification, aucune. L’idée m’est venue par hasard, il y a à peine deux heures. J’écris avec beaucoup d’émotion. Je ne sais pas de quelle qualité se prévaudra ce texte, mais je vais quand même le rédiger. Je ne vais pas me faire relire aujourd’hui, demain peut-être ou jamais. En tout cas, on verra ce que ça donne 🙂 !

Inspirer pour éduquer

Birima était assistant social (je pense que c’est le bon terme). Son dévouement est venu à toujours corroborer l’évocation de son nom à aide – partage – social et générosité. Son quotidien ? Prendre la route, se dévouer pour le respect de la dignité, l’épanouissement et l’accès aux besoins de base pour les personnes vulnérables. C’est coutume de croiser une personne se remémorant encore d’une chose qu’il a faite pour lui. Sans tambours ni trompettes. Le cœur sur la main. Le pouvoir de son héritage, pour nous ses filles, reste avant tout cette volonté d’agir pour sa communauté, cette propension à travailler et s’engager à changer les choses, à aimer son prochain. Je dis souvent que ma nature super-active et débordée est un legs dont je ne peux me défaire, lol. Ce projet, LASIA Sénégal suit cette philosophie, ce sens de la vie ou tout au moins s’y essaye.

Je tiens ainsi à…

  • Rappeler au monde que l’engagement pour sa communauté et la générosité sont importantes. Chacun de nous devrait songer à quel moyen aider, ajouter sa pierre à l’édifice de ce pays, du monde et servir la postérité.
  • Rappeler au monde qu’une référence n’est pas toujours une célébrité. Personne n’a dit que cela devrait se passer comme tel, que les références devraient être nanties, belles, célèbres… Autour de nous, se trouvent des personnes inspirantes, de vraies références, sans forcément une image tirée à quatre épingles sur les médias, sans propagande. Un frère, une amie, le grand-père, un enfant, un mendiant, le commerçant… il y a toujours à apprendre chez l’autre. Chez ce dernier, se trouve toujours une mine de connaissances, d’expériences et de savoirs. L’écoute active, l’humilité et le respect sont des clés importants dans ce monde. Ouvrir les yeux, observer, écouter, apprendre, partager, inspirer…
  • Rappeler au monde que les petits ruisseaux font les grandes rivières. Que chaque personne peut inspirer, s’avérer utile, changer le destin d’une personne. Seize ans après son décès, Birima à travers ces petites choses semées, continue d’inspirer. Nous inspirer ce que nous sommes, inspirer toutes les autres personnes rencontrées sur son chemin.

En effet, je dis ceci parce que c’est ce que je vis et ce en quoi je crois. Et cela me sied, à bien des égards. Ma prêche du jour est de ne pas minimiser le bonjour qu’on lance, le sourire qu’on porte, l’offre d’emploi qu’on retweete ou partage, les petits mots d’encouragements, le sac lourd qu’on décharge de l’autre dans la rue, la main qu’on prête, entres autres actes innocents mais lourds de sens.

La résilience pour éduquer

L’autre leçon réside dans la résilience que la mort d’un être cher impose. Difficile. Se battre pour faire son deuil et continuer sa vie sous l’ombre du proche perdu. Si les épreuves sont faites pour nous éduquer, perdre un proche reste parmi celles qui remportent la palme de l’exercice de la résilience, de la souffrance, de l’apprentissage et de l’expérience. Exercice que personne ne souhaite rencontrer. Mais pour tous ceux qui ont passé les épreuves sans possibilité d’objection, je fais un constat. Et c’est tout ce qu’on peut faire. Une obligation. Se relever. Accepter la décision de Dieu. Grandir, se forger, apprendre à être de meilleures personnes, profiter de la vie. Savoir surtout compter sur soi et sa famille. Travailler très dur pour s’accomplir et construire. Aider les autres. Se rappeler que la vie a une échéance inconnue. Aimer ceux que nous avons de toutes nos forces. Parce que c’est la vie…

Vous allez m’excuser aujourd’hui de ne pas finir sur la note de sourire habituelle. Dans ce moment de recueillement, je vous demande de formuler des prières pour le repos de Abdoulaye SAMB, dit Birima. Abdoulaye est venu. Birima a vécu. Papa a inspiré plus d’un. Son aura continue de briller… parce que la mort n’arrête pas tout !

L’héritage de Birima, c’est aussi une maman aimante et dévouée à l’éducation de ses filles, à leur tour fortes, entreprenantes et engagées. Taking Birima’s legacy and working on our own…

Repose en paix mon amour.

Miss LASIA SENEGAL

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